Au 89 ème congrès national des sociétés savantes tenu à Lyon en 1964, l’historien lyonnais Maurice GARDEN faisait une communication sur « Le contrat de mariage lyonnais : une source de l’histoire sociale du XVIIIème siècle ». Pour ce faire il avait relevé et mis en fiches tous les contrats de mariage pour la période 1728/1730, soit 2730, tous ceux de la période 1749/1751, soit 3015 et sans doute tous ceux de la période 1786/1789 soit environ 4 000 actes. C’est donc vraisemblablement a minima un total de 10 000 fiches qui ont été dressées en son temps. C’était il y a 60 ans, et depuis les fiches ont pour partie disparu. 1 867 ont survécu et sont disponibles sur Geneanet sous la forme de 16 ensembles regroupant l’ensemble des lettes de l’alphabet. (On notera que le nombre d’actes mentionné ne correspond en rien au contenu de chaque ensemble. On notera aussi que le nombre de fiches réel est légèrement supérieur au nombre de contrats, car quelques fiches sont en double et d’autres fiches (73) relatent la postérité du couple de la fiche précédente, principalement à La Guillotière.)
Ces 1 867 fiches n’offrent pas toutes les mêmes informations. La plupart mentionnent une date de contrat, le nom d’un notaire et une cote aux Archives départementales. Certaines n’ont pas de cotes, car à cette époque les minutes correspondantes n’ont pas encore été classées. C’est notamment le cas le cas de celles de maître BONNEVAUX . D’autres sont encore plus complètes, car elles mentionnent également la date du mariage religieux ; c’est le cas pour des mariages célébrés dans la paroisse de St Nizier. D’autres, enfin, mentionnent uniquement la date du mariage religieux, et accessoirement le nom du notaire, et encore plus accessoirement la date du contrat ; c’est le cas pour les mariages célébrés à La Guillotière.
Outre ces 1 867 fiches qui n’avaient pas encore été synthétisées, il existe un fichier tableur Excel disponible à la SGLB, qui fait la synthèse de 181 fiches aujourd’hui sans doute disparues concernant presque exclusivement la lettre G. Ce fichier qui n’est pas sans erreur a été fastidieux à exploiter. Outre ces 2 048 contrats issus des fiches de Maurice GARDEN (ce qui ne représente au mieux que 20% de son travail), ont été rajoutés 289 contrats correspondant aux noces antérieures des contrats relevés par Maurice GARDEN, ceci dans l’objectif de connaître les parents du marié, lesquels ne sont généralement plus mentionnés lors d’un remariage. C’est donc 2 337 contrats qui ont été relevés. Eric POUILLEVET
|